La dépression économique de 2008

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22102008

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La dépression économique de 2008






Voici maintenant plusieurs mois déjà, une crise financière majeure s’est amorcée aux USA. Elle s’est propagée à toute la sphère des pays capitalistes et s’est répercutée sur les relations géostratégiques internationales.



La dépression économique lui étant étroitement associée devient de plus en plus matière à de fondamentales remises en cause des systèmes d’organisations des pays où elle sévit. Le questionnement est essentiel et incontournable.



J’invite chacun à exprimer ses pensées concernant le sujet, à proposer des solutions voire des modes d’action, à participer à la discussion et à réagir face au défi qu’impose l’évolution du système.


Dernière édition par Sandra le Mer 8 Avr 2009 - 10:44, édité 2 fois

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La dépression économique de 2008 :: Commentaires

Message le Jeu 15 Jan 2009 - 0:08  Sandra

En dépit des, maintenant très nombreux, plans de « relance », la dépression économique qui s’est propagée hors des USA s’intensifie : la récession, plus intense qu’officiellement prévue, nourrit le cercle vicieux dépressif. En effet, les baisses de revenus plombent la consommation ; la chute de la consommation grève les revenus ; ainsi de suite …

Cela s’avère spectaculaire pour les secteurs automobile, aéronautique, naval, immobilier, hôtelier, touristique, artistique, et cætera.
Néanmoins, les produits et services quotidiens se trouvent aussi affectés, y compris ceux indispensables comme les soins de santé et les médicaments. Les USA viennent d’annoncer, concernant la récession, un recul de 2.7% des ventes au détail pour le mois précédent.
La moyenne de tous les reculs peut raisonnablement être considérée se trouvant beaucoup plus forte qu’environ 3% compte tenu des domaines quasiment en arrêt d’activité.

Les gouvernances des régimes promoteurs du capitalisme communiquent sur le thème de la nécessité de réformer. « Le capitalisme était un mauvais capitalisme et il faut le remplacer par le bon capitalisme. »
J’invite néanmoins à envisager une autre voie économique, à savoir englober l’économie dans le champ démocratique afin que sa gestion soit régulée par le pouvoir populaire.

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Message le Dim 5 Avr 2009 - 9:48  Sandra

De manière régulière, ainsi qu'à l'occasion d'évènements suffisamment importants, des nations se réunissent en divers sommets : se tinrent notamment de nombreux G7 et G8. La situation économique actuelle justifie une série d'assemblées majeures.

La dépression majeure générée par l'économie étatsunienne a fait passer les USA de l'état de superpuissance à celui de puissance. Sa relativisation et donc celle de ses vassaux restructure d'une manière beaucoup plus étendue la répartition de la puissance et de l'infuence. Un plus grand nombre de pays peut s'imposer au niveau international.

C'est pourquoi non pas 8 pays mais 19 plus l'UE ont décidé de se réunir pour traiter de l'évolution du monde ; le G20 s'est substitué au G8. La composition de cet ensemble et les choix quant aux conditions de réunion, dont la date du premier sommet, furent le résultat de multiples négociations internationales.

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Message le Lun 20 Avr 2009 - 21:45  Maya

Je pense que l'on essaie de rassurer les gens pour les faire consommer et embaucher en affirmant que la situation sera meilleure en 2010, ou au moins que les choses commenceront à ne plus empirer.
En réalité, c'est exactement l'évolution contraire qui se passe. Plus la situation est dégradée, plus elle se dégrade. Nous sommes pris dans un cercle vicieux économique. Pour moi, dans le meilleur des cas, l'érosion va se prolonger et s'intensifier jusqu'à ce que l'on arrive à un plus bas, et dans le pire des cas, le cercle vicieux va s'accélérer, s'emballer et provoquer un très violent karch. Neutral

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Message le Ven 8 Mai 2009 - 9:41  Sandra

Les activités financières et celles de dépôts sont deux domaines d’activités distincts. Néanmoins, le défaut de solvabilité, maintenant généralisé, du secteur bancaire fragilise la capacité des établissements financiers à recouvrir leurs créances. Ainsi, les dirigeants de l’actuel régime ont engagé leur responsabilité dans la garantie des avoirs des déposants.
Les marchés boursiers ont évolué à la baisse de manière significative ; cela a participé à intensifier la récession : le commerce marchand a décliné fortement et ce déclin s'accélère.

La situation est injuste : lorsque les spéculateurs génèrent des plus-values, ils engrangent de conséquents revenus et en disposent pour leurs consommations personnelles alors que les salaires généraux n’augmentent pas pour autant ; lorsqu’ils génèrent des moins-values, une pratique courante consiste à les remercier et à leur attribuer une substantielle prime de départ tandis que le reste des salariés est concerné par un plan social.
Cette fois-ci, des moins-values historiques viennent en quelques mois d’être générées sans qu’en soit assurées la solvabilité des pertes financières : les citoyens lambda subissent de plein fouet les conséquences des actes des décideurs financiers.
Malgré tout, une volonté immédiate et précipitée de justice ainsi que de vouloir sanctionner les agents financiers de manière impulsive ne serait pas constructive : cela n’aurait que bien peu d’efficacité. Agir en faveur d’une vision à long terme est particulièrement important ; cette attitude raisonnée est même essentielle et cruciale. La solution ne peut être que politique.

Les dirigeants s’efforcent de stabiliser les activités financières, de résorber les créances et de limiter la récession. Ils ambitionnent un plan international qui, mis en œuvre de façon optimale, pourrait permettre de juguler la dépression. Ils espèrent, s’ils y parviennent, pouvoir restreindre les nécessaires changements structuraux de l’économie à un réformisme qui conserverait l’essence du modèle actuel.
Une refondation structurelle et en profondeur de l’économie s’avère indispensable : a contrario d’organiser de simples réformes, l’économie nécessite d’être révolutionnée. Mais, ce projet qui implique tous les citoyens doit mûrir ; il est impératif que ressurgisse et se développe un puissant mouvement démocratique et progressiste.

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