Hiroshima et Nagasaki

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Hiroshima et Nagasaki

Message  Sandra le Sam 6 Aoû 2005 - 21:27

Le 6 août 1945, Hiroshima fut dévastée par une bombe nucléaire.
Le 9 août 1945, ce fut le tour de Nagasaki.

http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/hiroshima.htm






Soixante ans plus tard - Hiroshima, une décision de politique intérieure?




Barthélémy Courmont
Docteur en sciences politiques, chercheur à l'IRIS à Paris et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'Université du Québec à Montréal.

Édition du samedi 6 et du dimanche 7 août 2005




Il y a 60 ans, le président Harry Truman, tout juste parvenu à la tête de l'exécutif américain à la suite de la mort de Franklin Roosevelt le 12 avril 1945, prenait la décision d'utiliser, pour la première fois de l'histoire, une bombe atomique sur la ville japonaise d'Hiroshima. Cet événement du 6 août 1945 fut suivi de la destruction, trois jours plus tard, de Nagasaki par une autre bombe atomique. L'«holocauste nucléaire», comme il fut rapidement appelé, marqua les esprits par le caractère extrêmement destructeur de la nouvelle arme (une seule bombe suffît, à Hiroshima comme à Nagasaki, à réduire toute la ville en cendres), mais surtout par la découverte d'un mal se propageant longtemps après l'explosion, y compris dans les générations suivantes: les radiations. Pour cette raison, il est difficile d'évaluer le nombre de victimes à Hiroshima, et les chiffres indiquent des variations étonnantes.

Ainsi, aux estimations officielles américaines de 75 000 victimes, s'opposent souvent les 100 000 ou 150 000 morts que recensent les historiens, tandis que certains groupes anti-nucléaires vont jusqu'à 250 000. Ces fluctuations traduisent l'étendue des débats qui, plus de deux générations après l'événement, continuent d'alimenter la réflexion scientifique ou militante sur cette question.

Les historiens s'accordent cependant aujourd'hui pour considérer que l'utilisation de la bombe atomique ne fut pas, comme cela fut pourtant souvent annoncé, nécessaire à la capitulation du Japon. Les forces militaires étaient considérablement réduites et dispersées, les capacités industrielles ne permettaient plus de produire des armes en quantité suffisante, et les diplomates japonais étaient engagés dans des pourparlers précédant une reddition. La destruction d'Hiroshima a indiscutablement précipité la fin de la guerre, mais n'est certainement pas l'événement par lequel la capitulation a été possible. Alors pourquoi Truman a-t-il décidé d'utiliser la bombe ?

La faible incidence des calculs géopolitiques

Le contexte géopolitique, marqué par les prémices de la Guerre froide clairement révélés quelques jours plus tôt à l'occasion de la conférence de Postdam, a indiscutablement influencé le président américain, conscient que la démonstration de force contre le Japon pouvait dissuader Moscou dans ses ambitions sur l'Europe centrale.



Avec la bombe atomique, les États-Unis prenaient l'avantage sur l'Union soviétique dans une nouvelle ère qui s'ouvrait alors dans les relations internationales, aux contours encore incertains. Avec la bombe, les États-Unis inauguraient une révolution dans les affaires militaires, qui donnait au pays un avantage -- certes de courte durée, les Soviétiques mirent au point leur bombe dès 1949 -- sur son adversaire désigné.




C'est cependant le poids de la politique intérieure américaine et celui des influences dont a fait l'objet Harry Truman qui semblent avoir été particulièrement décisifs, à tel point que la décision d'utiliser la bombe atomique s'inscrit en grande partie dans une logique de politique intérieure.



Dans les semaines qui précédèrent la destruction d'Hiroshima et Nagasaki, dirigeants politiques et militaires se réunirent à plusieurs reprises à Washington, afin d'analyser quelle stratégie permettrait au mieux de terminer la guerre. Aux propositions d'intensification du blocus maritime des officiers de la Navy, s'opposait le plan d'invasion terrestre, connu sous le nom d'Operation Olympic de l'Army, qui prévoyait un débarquement sur les côtes de Kyushu, au sud de l'archipel, et une progression terrestre jusqu'à Tokyo, à l'instar de la stratégie adoptée avec succès en Europe. Les militaires étaient en majorité favorables à cette option.

Des estimations, basées sur les pertes de la prise d'Okinawa quelques semaines plus tôt, avancèrent cependant la possibilité de 500 000 pertes du côté américain, et plusieurs millions dans la population japonaise, Washington craignant une insurrection nationale contre les troupes d'invasion et la généralisation du phénomène des kamikazes.

À l'inverse, la nouvelle arme permettait d'en finir plus vite, et sans aucune perte du côté américain. Les officiers de l'Air Force, sensibilisés par la possibilité de gagner la guerre depuis les airs, furent rapidement conquis et, malgré quelques réticences de la part des autres officiers, imposèrent leur choix.

Un président sous influence

Manquant d'expérience, Truman était attendu au tournant de ses échecs, notamment par le Congrès qui souhaitait retrouver ses prérogatives après la fin des hostilités. Pourtant, en devenant le garant du feu nucléaire, il imposa ce qui fut défini plus tard comme la présidence impériale, c'est-à-dire la suprématie du chef de l'exécutif américain sur les questions de défense pendant la Guerre froide. Il fut d'ailleurs désigné «homme de l'année» par le magazine Time en décembre 1945, pour sa capacité à s'être si rapidement imposé à la Maison-Blanche et à avoir mis un terme à la guerre du Pacifique, la victoire en Europe revenant à son prédécesseur.

Projet présidentiel tenu secret, la bombe atomique permettait par ailleurs, et cyniquement, en étant utilisée, de justifier les sommes colossales qui avaient été investies dans le programme. Sans quoi le capital politique du président aurait pu être considérablement érodé par les critiques des contribuables qui n'y auraient peut-être vu qu'un projet dispendieux et sans fondement.

Le président américain, qui fut fortement influencé dans sa prise de décision par deux hommes, Henry Stimson, secrétaire à la Guerre, et James Byrnes, ancien conseiller de Roosevelt et secrétaire d'État à partir de juin 1945, a enfin été confronté aux dilemmes de sa fonction et aux pressions diverses. Les multiples lobbys ont ainsi eu une place importante dans le processus décisionnel. Ce fut notamment le cas des différents groupes industriels mobilisés dans le cadre du projet Manhattan, qui avaient tout intérêt à ce que le projet aboutisse, et soit reconnu à l'échelle internationale, pour en développer des applications militaires et civiles.

Ainsi, en août 1945, Harry Truman ne pouvait pas, en raison de la situation politique interne du pays, ne pas utiliser la bombe atomique contre le Japon, à moins d'en assumer les conséquences politiques et de paraître fortement décrédibilisé. Triste constat d'une décision aux conséquences terribles, qui ne fut pas tant le résultat d'un contexte géopolitique marqué par une fin de guerre inévitable que celui de calculs de politique interne.

http://www.ledevoir.com/2005/08/06/87696.html


Dernière édition par le Sam 29 Oct 2005 - 19:48, édité 1 fois
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Sandra le Sam 6 Aoû 2005 - 21:45

Hiroshima, le massacre inutile?




Un jeune Japonais regarde une photo des ruines d'Hiroshima au Musée du Parc de la paix. Photo: Keystone



Il y a 60 ans, le monde entrait dans l'âge nucléaire avec l'atomisation de Hiroshima puis de Nagasaki. Washington s'est justifié par la nécessité d'épargner la vie de 500 000 de ses soldats. Mais les dernières recherches indiquent que son usage fut dicté par des considérations géostratégiques. Il fallait barrer la route aux Soviétiques.


Frédéric Koller
Samedi 6 août 2005

En cette matinée du 6 août 1945, le temps est clair sur Hiroshima. A bord de l'Enola Gay, le bombardier de l'US Air Force parti quelques heures plus tôt de la base de Tinian, une île du Pacifique, c'est la routine: certains membres de l'équipage bouquinent, d'autres font la sieste. Arrivé au-dessus de sa cible, le B-29 largue Little Boy, un projectile de 4500 kg, puis fait aussitôt un virage à 180°. 45 secondes plus tard, l'équipage voit un énorme éclair puis un voile noir monter du sol avant de retourner à sa base. Mission accomplie. «La guerre est finie», pense alors Theodore Van Kirk, le navigateur de l'appareil.

Il est 8 heures 15 minutes et 17 secondes lorsque la première bombe atomique explose à 580 mètres au-dessus du cœur d'Hiroshima avec un impact maximal. L'humanité entre dans une nouvelle ère. Au sol, les corps fondent frappés par un souffle d'une température atteignant 3000 à 4000 degrés à l'épicentre. Les chairs irradiées partent en lambeaux. Des milliers de fantômes geignent: «A boire, à boire!» avant de s'écrouler. Le centre de la ville est rasé: 140 000 habitants – la moitié de la population – meurent le jour même ou dans les semaines qui suivent. Trois jours plus tard, le 9 août, une seconde bombe est larguée sur Nagasaki. Bilan: 74 000 morts.

Pourquoi la bombe A?

Pourquoi Hiroshima? Pourquoi Nagasaki? L'Histoire est écrite par les vainqueurs. Au lendemain de scènes d'une horreur inimaginable rapportées par les premiers témoignages, les Etats-Unis justifient leur coup de force: les bombes atomiques, en mettant abruptement fin à la guerre – le Japon capitule le 15 août – auraient épargné la vie d'un demi-million de soldats américains et peut-être celle de millions de Japonais, civils ou militaires. La bataille d'Okinawa de l'été 1945 a été très meurtrière. Depuis Pearl Harbour, l'Amérique fait le décompte de ses boys tombés en Europe et dans le Pacifique. Il fallait en finir au plus vite.

Soixante ans plus tard, la question demeure pourtant: l'usage de l'arme nucléaire était-il militairement justifié? Moralement défendable? Albert Einstein, qui était pourtant à l'origine du programme nucléaire américain, en avait condamné l'utilisation avant même Hiroshima. Le 8 août 1945, dans la revue Combat, Albert Camus tranchait: «La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie.» Aujourd'hui, des historiens comme l'Américain d'origine japonaise Tsuyoshi Hasegawa affirment, sur la base de leurs recherches dans les archives japonaises, américaines et russes, que «rien ne justifiait le recours à l'arme nucléaire en août 1945».

Les mythes des vainqueurs

Dans une interview publiée par l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, Tsuyoshi Hasegawa, directeur du Centre d'étude de la Guerre froide à l'Université de Santa Barbara en Californie, déconstruit ce qu'il appelle la «mythologie» d'Hiroshima. Reprenons. Entre la bombe A et la vie de 500 000 soldats américains (le coût d'une invasion du Japon pour mettre fin à la guerre), le président Harry Truman a dû se résoudre à contrecœur à la première solution, est-il communément expliqué. Faux, rétorque l'historien. D'une part, les pertes en cas d'invasion du Japon étaient en réalité évaluées à 31 000 hommes par les militaires américains. D'autre part, il n'y a jamais eu de choix à faire puisque Truman et l'establishment militaire avaient décidé l'utilisation de la bombe avant une éventuelle invasion.

La décision finale de larguer la bombe, ensuite, aurait été prise après le refus du Japon d'une capitulation sans conditions, ultimatum lancé par Washington le 26 juillet. Faux à nouveau, affirme Tsuyoshi Hasegawa. L'ordre de larguer la bombe «dès qu'elle sera disponible» date du 25 juillet. L'ultimatum apparaît dès lors comme une justification a posteriori. Par ailleurs, Washington aurait pu sans problème attendre jusqu'au 15 août, date promise par Staline lors du sommet de Potsdam pour l'entrée en guerre de l'URSS contre le Japon, intervention qui promettait d'accélérer la fin du conflit. Si les Etats-Unis ont utilisé la bombe, c'était pour prendre de vitesse les troupes soviétiques. Ce n'est que plus tard, lorsqu'il a pris la mesure de l'horreur d'Hiroshima et de Nagasaki, que Truman «s'est inventé de nobles raisons».

Les mythes des vaincus

Tsuyoshi Hasegawa estime que Staline porte aussi sa part de responsabilité en ayant tout fait pour retarder l'issue du conflit quand bien même le Japon essayait de négocier une paix avec les Etats-Unis par l'entremise de Moscou. Or, les Russes temporisaient dans l'espoir de mieux partir à l'assaut du Japon. Tokyo se serait fait abuser. Washington en a tiré les conclusions. Sans la bombe, le scénario d'une Allemagne vaincue divisée en deux sphères d'influence risquait de se répéter.

Pour autant, ce n'est pas Little Boy qui a fait capituler le Japon, mais bien l'entrée en guerre de l'URSS contre le Japon le 8 août. «La destruction de Nagasaki, le 9 août, n'a servi strictement à rien, explique l'historien. C'est terrible à dire, mais c'est ainsi. On dispose aujourd'hui de toutes les minutes du Conseil des ministres japonais durant l'été 1945. Or, entre le 9 et le 15 août, jour de la capitulation, on n'y trouve aucune mention du second bombardement atomique. Ce qui préoccupait le pouvoir impérial, c'était l'avancée des troupes soviétiques, et rien d'autre! [...] Les militaires japonais étaient prêts à sacrifier dix, cent Hiroshima si cela leur avait permis de garder le pouvoir!»

L'empereur du Japon, Hirohito, sait que Staline sera sans pitié pour son trône s'il intervient. Malgré Hiroshima et Nagasaki, il espère donc toujours négocier avec Washington la survie des institutions impériales. Dernier mythe qui tombe, celui d'un empereur «évanescent et sans pouvoir», décrit par l'histoire officielle japonaise, et qui aurait pris la «décision sacrée» de capituler au lendemain de Nagasaki pour sauver son peuple de la destruction. Selon Tsuyoshi Hasegawa, «Hirohito était beaucoup plus proche des militaires les plus fanatiques que du parti de la paix».

Le seuil moral

L'atomisation de villes japonaises, on le sait aujourd'hui, n'a fait l'objet de quasiment aucun débat au sein du pouvoir américain. La fabrication de la bombe atomique – le projet Manhattan – débute le 9 mars 1942. Il est alors justifié par une course aux armements, les nazis étant soupçonnés de développer de telles armes. Après la capitulation de l'Allemagne et alors que la mise au point de la bombe se précise, en mai 1945, le Japon est aussitôt désigné à son tour comme cible. Certains scientifiques ont préconisé une explosion sur une zone non habitée en guise d'avertissement. Mais l'argument a été balayé en dix minutes lors d'un déjeuner de la commission en charge du programme.

«La triste vérité est que les dirigeants alliés ont bondi sans hésitation dans l'âge atomique», écrit dans le magazine Time David Kennedy, historien à l'Université Stanford. Ni Harry Truman, ni Winston Churchill (qui fut tenu informé) n'eurent le moindre doute sur la nécessité d'utiliser la bombe atomique. Pourtant la question morale la plus troublante est ailleurs. «Alors que l'Allemagne, le Japon et l'Italie bombardèrent des civils durant la Deuxième Guerre mondiale, seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne configurèrent leurs forces et définirent leur doctrine de guerre autour de l'élément central d'une arme aérienne stratégique massive destinée à porter le combat au sein de la société civile de l'ennemi.»





«Hiroshima a brouillé la mémoire»
L'analyse de Jean-Marie Bouissou, spécialiste du Japon.
Propos recueillis par Stéphane Bussard
Retour en arrière? Voici quelques jours, les députés japonais ont adopté une résolution déplorant les souffrances infligées par le Japon aux pays asiatiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais aucune mention n'a été faite de l'attitude agressive de leur pays à l'époque, tranchant avec le fameux discours du premier ministre socialiste Tomiichi Muryyama, au milieu des années 90, regrettant

la «domination et l'agression coloniale» japonaise. Spécialiste du Japon, où il a vécu pendant quinze ans, et chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), Jean-Marie Bouissou livre son analyse.

Le Temps: Quelle place occupe Hiroshima dans l'histoire et l'identité japonaises?

Jean-Marie Bouissou: Hiroshima a permis aux Japonais de se recréer une identité. Par le passé, le pays s'était forgé une très forte identité nationaliste et militaire qui se traduisait par le sentiment d'appartenir à une race supérieure, dans l'esprit samouraï. Avec la Seconde Guerre mondiale, tout cela s'est effondré et le Japon a développé une fibre pacifiste au travers de l'article 9 de sa Constitution. Le bombardement d'Hiroshima a néanmoins préservé deux choses. Le Japon continue de se considérer comme une nation à part, par le biais du pacifisme, ancré dans sa charte fondamentale. De plus, le Japon continue de se poser en pays mal aimé, persécuté. Hiroshima a accentué ce réflexe de victimisation.

– A l'heure où un regain nationaliste est perceptible, notamment au sein du gouvernement et du parlement, Hiroshima est-elle l'occasion d'occulter un pan important de l'histoire japonaise, la conquête coloniale?

– Le bombardement d'Hiroshima a clairement brouillé la mémoire de la guerre. Les Japonais pensent d'abord à Hiroshima, puis éventuellement au reste. Il faut dire que les horreurs commises par les Japonais ont été perpétrées sur des terres lointaines, contrairement aux Allemands dont le pays avait une continuité géographique avec les Etats qu'ils attaquaient. Beaucoup de Japonais n'ont rien vu. Beaucoup pensent que leur pays n'a pas poursuivi une politique d'extermination et que les crimes qui ont été commis n'étaient pas des crimes contre l'humanité, mais des crimes de guerre.

– Le souvenir d'Hiroshima irradie-t-il le débat sur le nucléaire au Japon?

– Aujourd'hui, il ne faut pas oublier que le Japon a le plus grand parc nucléaire civil après la France, qui a pu se développer malgré quelques oppositions marginales. Mais, pour le Parti libéral-démocrate au pouvoir, un usage militaire purement défensif de l'arme nucléaire n'est plus tabou et serait compatible avec la Constitution.

– Quels sont désormais les rapports que les Japonais ont avec les Etats-Unis?

– Ce sont des rapports ambigus. D'un côté, il y a naturellement la haine pour ce qui s'est passé en août 1945. De l'autre, les Japonais reconnaissent ce que les Américains ont apporté à leur pays. Ils reconnaissent que les sept ans d'occupation américaine ont apporté la démocratie, la liberté d'expression, une réforme agraire très bénéfique. Quand le général MacArthur a quitté le Japon, il a été acclamé par la foule.






Les témoignages poignants des rescapés, que le Japon oublie peu à peu
Dans la ville martyre, les témoins disparaissent et les visites d'écoliers diminuent. Parfois,
les monuments sont profanés...
Philippe Pons, Le Monde
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Thomas le Dim 7 Aoû 2005 - 17:33

Donc ils ont largué les deux bombes pour éviter une très meurtrière et très longue guerre de partisans. Imaginez un Japon en guerre civile avec des troupes d'occupation américaines et soviétiques qui doivent cohabiter. Aï Aï Aï. Peu importe les motivations de l'executif américain, ce qui s'est passé est horrible, mais est-on sûr que c'est le pire scénario ?
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Sandra le Dim 7 Aoû 2005 - 19:05

D'après le premier message, les largages visaient à éviter une confrontation très meurtrière.
Mais, le second défend une tout autre thèse.

Les raisons officielles d'utiliser l'arme nucléaire à deux reprises sont de plus en plus remises en cause.
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Thomas le Dim 7 Aoû 2005 - 20:47

«Alors que l'Allemagne, le Japon et l'Italie bombardèrent des civils durant la Deuxième Guerre mondiale, seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne configurèrent leurs forces et définirent leur doctrine de guerre autour de l'élément central d'une arme aérienne stratégique massive destinée à porter le combat au sein de la société civile de l'ennemi.»

Ca ne tient pas debout. Les alliés n'ont pas configuré leur force et définit leur doctrine en fonction du bombardement aérien des civils dont la bombe A ne serait qu'un rafinement. Ca, c'est ce qui est imaginé par les USA pour la guerre froide. Les bombardements aériens de civils n'étaient pas l'apanage des alliés, il y a eut le Blitz sur l'Angleterre.

Les bombardements, c'est l'effet de la guerre totale. Toute la société est mobilisée intégramement pour la guerre. Il faut tout casser pour interdire à l'ennemi de poursuivre la guerre.

Hirochima, Nagazaki, ou Dresdes (ce dernier est appelé bombardement de terreur par les américains) servent à démoraliser brutalement l'ennemi. Mais ce sont des exceptions.
Ma ville, comme pratiquement toutes les autres, a été bombardé parcequ'il y avait des usines de pneus, de camions et de moteurs d'avion.

Bon, pour l'instant, j'aarrête avec ce topic, j'ai plus la tête à ça, ma peut-être future vient de me proposer un ciné. bounce bom
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Sandra le Dim 7 Aoû 2005 - 21:32

Bon film.
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  bouxongu le Lun 8 Aoû 2005 - 17:19

J'ai regardé le film diffusé sur tf1!
Wink
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Sandra le Lun 8 Aoû 2005 - 17:53

Lol !

Et c'était ?

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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  bouxongu le Mar 9 Aoû 2005 - 0:15

@Sandra a écrit:Lol !

Et c'était ?

albino



Le film en lui-même était pas mal, surtout pour des passionnés d'histoire comme moi.
Par contre, ce n'est pas marrants pour les personnes.
Crying or Very sad
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Jeu 6 Aoû 2009 - 16:39













Souvenons nous :

le 6 août 1945, Hiroshima fut bombardée avec l'arme atomique par les USA.
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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Dim 9 Aoû 2009 - 13:26

@Maya a écrit:...

le 6 août 1945, Hiroshima fut bombardée avec l'arme atomique par les USA.
Puis,

le 9 août 1945, trois jours après, ce fut également le cas pour Nagasaki.












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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Lun 6 Aoû 2012 - 23:18

@Maya a écrit:...

Souvenons nous :

le 6 août 1945, Hiroshima fut bombardée avec l'arme atomique par les USA.






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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Jeu 9 Aoû 2012 - 19:34

@Maya a écrit:...

le 6 août 1945, Hiroshima fut bombardée avec l'arme atomique par les USA.
Puis,

le 9 août 1945, trois jours après, ce fut également le cas pour Nagasaki.









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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Jeu 6 Aoû 2015 - 12:50

C'était il y a 70 ans : souvenons nous ; commémorons.

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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Sam 6 Aoû 2016 - 17:46

Il y a 71 ans, souvenons nous encore.

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Re: Hiroshima et Nagasaki

Message  Maya le Mar 9 Aoû 2016 - 11:50

Idea Souvenons nous aussi de Nagasaki. Arrow

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