élection présidentielle de 2007

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élection présidentielle de 2007






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élection présidentielle de 2007 :: Commentaires

Message le Mar 1 Mai 2007 - 17:22  Sandra

L'Europe, la grande oubliée de cette campagne, reste néanmoins inextricablement impliquée avec la France.

Lors du premier tour de cette élection présidentielle, un sacrifice s'est produit en faveur du "vote utile".

Les élections législatives seront l'occasion de voter en adéquation avec ses convictions.
Pour confirmer la réorientation démocratique de l'Europe, il sera nécessaire de voter pour cela.

En ce second tour de l'élection présidentielle, voter pour Ségolène Royal permettra au mieux de peser significativement sur ces grands enjeu pour la France et l'Europe.

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Message le Mar 1 Mai 2007 - 22:07  Invité

@Sandra a écrit:La stratégie politique mise en œuvre par le système politico médiatique au pouvoir en France s’est montrée d’une redoutable efficacité. La propagande reposant sur le « vote utile » a laminé la plupart des partis politiques au profit des blocs centraux.
Le net recul du FN, mais malheureusement pas forcément de ses idées, s’avère une bonne chose. Ce résultat provient du massif sacrifice électoral consenti par les citoyens qui pour beaucoup ne votèrent pas en adéquation avec leurs convictions. Celui-ci provient aussi d’une significative [color:fe1c=olive:fe1c]hausse de la participation qui aurait fort bien pu à elle seule aboutir à cette disqualification de l’extrême droite.
[/b].


Je crois que la place de 4eme du FN est plus due aux votes de ses électeurs pour Nicolas Sarkosy au 1er tour, Sakosy ayant fait une campagne très ouverte vers l'extrême droite.

Le cas est le même pour Bayrou ayant raflé des électeurs qui d'habitude votaient à gauche. Sa campagne était de centre gauche, voir totalement à gauche. Maintenant c'est à voir si dans l'avenir il va resté dans ce registre, cela dépend également de qui remportera la présidence. Sa stratégie politique sera en fonction de qui sera dans l'opposition, c'est à dire en concurrence avec lui...

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Message le Mer 2 Mai 2007 - 15:20  Sandra

Une proportion non négligeable des électeurs de Jean-Marie Le Pen ont voté pour François Bayrou.
Il est vrai que Nicolas Sarkozy a radicalisé sa rhétorique vers la droite en reprenant nombre de thèmes de l'extrême droite et même de ses slogans comme par exemple "La France, tu l'aimes ou tu la quittes.".
Nicolas Sarkozy adopte verbalement des postures marquées dont il n'a pas les intentionnalités concrètes. Ségolène Royal se comporte de manière équivalence vers sa gauche.
François Bayrou assure la continuité rhétorique entre PS et UMP. Il se donne une image de contestataire et même d'opposant au système. Il simule une possibilité d'alternative.
Ces dirigeants du PS, de l'UDF et de l'UMP sont trois libéraux démocrates pareillement partisans de la rupture vers le libéralisme économique.

En 2002, une forte abstention ainsi qu'une très mauvaise campagne de Lionel Jospin ayant notamment dit "Mon projet n'est pas un projet socialiste.", aboutit à son absence au second tour.
Il suffit de constater les résultats chiffrés de 2002 et ceux de 2007 pour constater arithmétiquement par une simple comparaison, que l'augmentation de participation aurait très amplement suffit à elle seule et sans le moinde "vote utile" à écarter Jean-Marie Le Pen du second tour de cette élection présidentielle.

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Message le Jeu 3 Mai 2007 - 18:02  Sandra

Le statut de la femme a changé.



Nicolas Sarkozy est un homme politique possédant une très grande grande réputation en matière de rhétorique et de débat. Il est avocat de formation et s’est forgé une image de personnalité imbattable dans les joutes verbales, censées être son point fort.

Ségolène Royal, a contrario, avait sa stature de personnalité de premier ordre très fortement contestée. Cette « incompétente » de la vie politique n’avait pas de programme, pas de discours, pas d’initiative verbale personnelle et surtout était sûre de se faire laminer au premier débat sérieux venu.

Lors de la confrontation directe d’entre deux tours de Nicolas Sarkozy face à Ségolène Royal, le conformisme attendu subit une forte déconvenue. Nicolas Sarkozy en fut le premier bousculé. Le choc des compétences, dégagé du biais de toute idée reçue, aboutit à un retour à la réalité concernant les deux rivaux.



Deux moments très importants furent cruciaux.

Les duellistes se sont opposés très vivement sur le nucléaire. Sur de nombreux autres points aussi. Mais, l’énergie est une problématique concernant fortement la France et est d’échelle mondiale.
Dans leurs oppositions sur ce thème, Nicolas Sarkozy s’est toujours trompé tandis que Ségolène Royal n’a commis qu’une seule erreur et ce fut sur un point technique où Nicolas Sarkozy avait tort également, à savoir le pourcentage exact du nucléaire comme source d’énergie électrique.
En revanche, Nicolas Sarkozy, très favorable au projet EPR, a montré qu’il ne maîtrisait que bien mal ce dossier pourtant crucial. Ségolène Royal a globalement dominé cet échange.

L’insertion dans la vie scolaire et sociale des personnes handicapées fut l’élément le plus marquant du débat.
Nicolas Sarkozy voulu mettre en avant le droit opposable concernant ses intentions.
Ségolène Royal est intervenue pour préciser avec colère qu’elle avait mis en œuvre d’importantes mesures concrètes favorables aux personnes handicapées et que le gouvernement auquel participait Nicolas Sarkozy en avait dès 2002 supprimé les financements sans rien mettre en place en substitution.
Il fallu attendre 2005, soit trois ans d’inaction, pour que sous la pression de nombreuses associations ce dossier fusse de nouveau significativement pris en charge.
Nicolas Sarkozy s’efforça surtout dans sa réaction de conserver une image calme. C’est là-dessus, dans cet échange, qu’il souhaita marquer sa différence avec Ségolène Royal.



Globalement, Ségolène Royal réalisa ses objectifs dans ce débat sachant épanouir chaque aspect de son expression. Nicolas Sarkozy ne s’adapta que très mal et ne prit que très peu l’initiative. Montrer qu’il savait pendant la durée d’une confrontation ne pas s’énerver était le contrôle qu’il parvint à assurer. Beaucoup attendaient davantage qu’une attitude consistant à limiter les risques.
Ségolène Royal, dans l’action, fut plus ambitieuse et en tira fort avantage. Elle gagna ce débat.



Le statut de la femme a changé. Une femme peut, dimanche 6 mai, être élue présidente de la république française.

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Message le Ven 4 Mai 2007 - 15:02  Sandra

François Bayrou a déclaré qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy.
Je pense qu'en cela les lignes de forces se sont déplacées depuis le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

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Message le Ven 4 Mai 2007 - 23:10  Invité

@Sandra a écrit:François Bayrou a déclaré qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy.
Je pense qu'en cela les lignes de forces se sont déplacées depuis le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Bayrou est déjà dans l'après campagne et c'est pour cela qu'il n'a pas choisir de camp. Ségolène Royale a essayé de récupérer le vote centriste par un débat (calcul politique également intelligent). Débat qui montre ou voulait montrer que Ségolène Royale est en accord sur beaucoup d'idées avec les centristes.
Ces élections ont permis la naissance d'une nouvelle force politique, la création du nouveau parti démocrate de Bayrou gommera l'effet vieillot de l'UDF et du centrisme en général...Ainsi que les erreurs de VGE.
Nous nous retrouverons et cela quelque soit le résultat des élections avec 3 forces politiques (principales) en présence.
Les grands perdant sont les communistes et les Verts.
Un peu le FN mais plus par effet siphon de l'UMP. L'électorat traditionnel du FN n'a pas disparu, il s'est simplement reporté sur Sarkosy au 1er tour.
Les gagnants sont l'extrême gauche et les centristes.
Le débat en Ségolène et Sarkosy n'a pas été très technique et n'a pas apporté grand chose. Simplement l'affrontement de 2 personnalités .

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Message le Sam 5 Mai 2007 - 0:16  Sandra

democrate a écrit:... Bayrou est déjà dans l'après campagne et c'est pour cela qu'il n'a pas choisir de camp. ...
François Bayrou a certes été très implicite mais aussi très clair. Il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy. Il n'a pas dit qu'il votera blanc. Il s'est exprimé aussi fortement qu'il pouvait se le permettre en respectant la neutralité centriste qui lui est impératif d'afficher.



Beaucoup des électeurs de gauche se sont sacrifiés pour permettre à Ségolène Royal l'accès au second tour de ces présidentielles.

Ils ont mis dans l'enveloppe le bullettin SEGOLENE ROYAL alors que celui-ci n'était pas en adéquation avec leurs convictions. Ce fut le sacrifice du "vote utile" !

Lors des élections législatives qui se dérouleront en juin, chacun disposera de la possibilité de voter selon ses convictions.

Le dénouement n'a pas encore eu lieu. Néanmoins, Ségolène Royal a bénéficié d'un très grand soutien de toute la gauche tant par le très massif "vote utile" que grâce aux consignes de vote toutes lui étant favorables.
Espérons comme issue de l'élection présidentielle une victoire qui aura exigé ces sacrifices à sa mesure.

Ensuite, la vie démocratique exigera, elle, la liberté de vote pour un soutien véritable d'un projet à gauche.

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Message le Lun 7 Mai 2007 - 22:16  Sandra

La direction nationale du PS a très tôt appelé au « vote utile » en soutien à sa propulsée candidate, Ségolène Royal.
François Hollande, premier secrétaire du PS, interdit explicitement et publiquement tout parrainage d’une autre candidature que celle du PS. Il donna expressément les consignes pour cela.
Christiane Taubira ne pu devenir candidate du Parti Radical de Gauche, PRG. Jean-Pierre Chevènement ne pu devenir candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, MRC. La direction nationale du PS réussit, en usant des moyens nécessaires, à négocier avec les instances dirigeantes du PRG et du MRC la non présentation de ces candidats.
La direction nationale du PS échoua néanmoins à obtenir que Les Verts ainsi que le Parti Communiste Français, PCF, ne renoncent à présenter respectivement Dominique Voynet et Marie-George Buffet.
La plupart des candidats eurent beaucoup de mal à réunir les 500 parrainages indispensables pour participer à l’élection présidentielle.
Tout fut mis en œuvre pour assurer l’hégémonie du PS dans la campagne présidentielle. Pour cela, le « vote utile » devint dès le début instrument de promotion de la candidate PS, Ségolène Royal.

Cette stratégie « légitimant » le ratissage de l’électorat du PRG, du MRC, des Verts, du PCF, de la LCR, du PT, de LO fonctionna particulièrement bien. La « bonne cause » avancée « justifiant » l’instrumentalisation du « vote utile » était d’éviter la réitération du fiasco de 2002. Lionel Jospin avait effectué une campagne présidentielle particulièrement mauvaise allant jusqu’à déclarer lors d’une interview télévisée « Mon projet n’est pas un projet socialiste. ». L’abstention liée à une démobilisation marquée vis-à-vis de Lionel Jospin entraîna l’absence de ce candidat au second tour.
Les données chiffrées de 2007 indiquent clairement que l’augmentation de la mobilisation électorale par rapport à 2002 suffisait très amplement à elle seule pour écarter Jean-Marie Le Pen de son éventuel accès au second tour. Les conséquences concrètes du « vote utile » n’ont donc été que de laminer la plupart des formations de gauche.

Le « vote utile », provenant de toute la gauche bénéficia massivement à Ségolène Royal.
Lorsque la candidate PS se retrouva face à Nicolas Sarkozy, les consignes de vote de gauche lui furent toutes favorables.
L’écart se creusa entre les deux duellistes et notamment lors du débat que Nicolas Sarkozy gagna sans grandes difficultés.
Nous avons élus Nicolas Sarkozy président de la république française par 53.06% des suffrages contre 46.94%.

Beaucoup des électeurs de gauche n’ont pas voté en adéquation avec leurs convictions. Ils se sont sacrifiés pour permettre à la candidate PS l'accès au second tour de ces présidentielles. Ils ont mis dans l'enveloppe le bulletin Ségolène Royal s’y sentant obligés. Ce fut le sacrifice du "vote utile" !

La démocratie doit retrouver sa vivacité. Elle exige la liberté de vote, le soutien sincère d'un projet à gauche et ainsi donc surtout l’adéquation entre convictions et votes.
Lors des élections législatives qui se dérouleront dès juin prochain, chacun disposera de la possibilité de rompre avec la manière de voter de ces catastrophiques présidentielles.

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Message le Sam 12 Mai 2007 - 18:50  Sandra

Voici un lien présentant les résultats de l'élection présidentielle. *

souriant

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