Droits de la propriété intellectuelle

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05032006

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Droits de la propriété intellectuelle




Bon j'ouvre un nouveau topic sur ce sujet, ça me parait très important.

Sandra, ce serait pas mal que tu mettes en exergue cette pétition :
http://www.EUCD.INFO/


Dernière édition par le Dim 5 Mar 2006 - 17:15, édité 1 fois
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Thomas
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Droits de la propriété intellectuelle :: Commentaires

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Message le Dim 5 Mar 2006 - 17:14  Thomas

Voilà, c'est un peu long, mais je vous conseil de lire jusqu'au bout.

Lettre à Monsieur Eddy.
Par Roberto Di Cosmo, lundi 2 janvier 2006
Cher Eddy Mitchell,

vous faites partie, avec les autres artistes signataires d'un document qui réagit à deux amendements au projet de loi DADVSI votés il y a quelques jours par nos députés, d'un univers français de la musique et du cinéma qui m'a accompagné pendant des longues années, et que j'aime.

Comme, je le crois, la presque totalité des Français, je ne ferais rien qui puisse mettre en danger l'existence d'une culture cinématographique, musicale, et artistique en général, qui nous donne, à tous, cette nourriture de l'esprit qui nous est si indispensable. Et pour cela, je crois fermement que l'on doit permettre aux artistes d'êtres rémunérés convenablement.

Et pourtant, je fais partie des 130.000 personnes qui ont signé la pétition lancée par EUCD.INFO contre le projet de loi DADVSI.

Je fais partie de ce 75% de Français qui sont favorables à la mise en place d'une licence globale sur Internet.

Je fais partie de ceux qui ont applaudi le courage et l'indépendance des députés qui ont dépassé les clivages partisans pour voter, la nuit de ce 21 décembre, les amendements 153 et 154 au projet de loi DADVSI qui ouvrent la porte au libre échange des oeuvres numériques, moyennant une juste compensation des ayant droit.

Oui, ces mêmes amendements qui vous ont fait parler d' expropriation des droits d'auteur sur Internet.

Y a-t-il là une contradiction profonde dans ma position, une schizophrénie latente qui me pousserait à exproprier les biens de quelqu'un que j'aime?

Comme les 13500 artistes signataires d'un appel paru il y a quelques jours, je ne le pense pas.

Je crois au contraire que, avec les autres signataires de votre texte, vous êtes en train, sans le savoir, de faire le jeu de sociétés qui, prétextant défendre vos intérêts, s'occupent surtout des leurs, au dépens des vôtres.

Concédez moi quelques minutes de votre temps, et je vais essayer de vous expliquer pourquoi vous devriez remercier votre vaste public qui vous aime, et soutient la licence globale, et vous méfier des puissants lobbys qui vous enrégimentent dans une campagne à base de police informatique contre vos propres concitoyens.

Rassurez vous, je ne vais surtout pas vous faire encore un grand discours creux, comme on en voit beaucoup trop en ce moment, sur les deux philosophies qui s'affrontent face à la révolution numérique: je serai beaucoup plus concret, en vous montrant avec les chiffres fournies par vos propres maisons d'éditions où se trouve votre intérêt, et celui de vos collègues.

Le marché traditionnel de la musique en France: qui y gagne, et combien
Monsieur Mitchell, les maisons de disques vous ont convaincu que la mise en place du projet de loi DADVSI faite dans les termes actuels, qui permettent aux géants du logiciels d'avoir une mainmise totale sur les échange d'information sur Internet, va préserver vos droits, alors qu'une idée qui vous a été présentée comme complètement farfelue, la "licence légale sur internet", vous réduirait à la misère.

Rien n'est moins sûr, et j'imagine que sur un sujet d'une telle importance vous êtes prêt à investir quelques minutes de temps pour vérifier ce que l'on vous dit.

Pour comprendre les enjeux actuels, et savoir où se trouve votre intérêt économique, il faut que vous découvriez, vraiment, pour chaque euro dépensé par un de vos fans, combien vous touchez à la fin du mois.

Ce n'est pas si facile que cela, vu la complexité des contrats et l'opacité du système, mais dans votre cas, il vous suffit d'éplucher patiemment les contrats vous liant avec votre maison d'édition: dans ces quelques dizaines de pages, perdus dans le charabia juridique, vous devriez trouver une sorte de tableau indiquant vos droits sur les CD ou DVD vendus. Cela ressemble à peu près à ceci: jusqu'à 100.000 copies, vous touchez x% du prix de vente net hors taxe, entre 100.001 et 500.000 copies, vous touchez y% (avec y un peu plus grand que x), et au delà de 500.000 copies, vous touchez z% (avec z un peu plus grand que y).

Comme x, y et z varient d'un chanteur à l'autre et d'un disque à l'autre, mieux vaut regarder la situation moyenne des artistes en France dans ce qui suit.

La répartition du prix des CD ...
En se basant sur des chiffres qui ont circulé dans différents dossiers parus dans la presse grand public, et confortées par le rapport du CSPLA (quoique ce rapport ne parle que des données de 2002, largement obsolètes), il semble que les auteurs, compositeurs, éditeurs, artistes, musiciens et interprètes reçoivent à peu près 14% du prix de vente ttc (1), la grande distribution empocherait 18%, l'État 16.4% alors que les maisons de disques gardent un peu plus de 50%.

Donc, quand un musicophile dépense 31 euros pour votre dernier coffret, vous touchez, avec les autres ayant droit, à peu près 4,34 euros, les restants 26,66 euros étant perdus pour vous.

... limite les revenus des artistes ...
Autrement dit, avec ce mode de fonctionnement de l'industrie du disque, vous êtes condamné, avec vos collègues, à faire dépenser à vos fans qui veulent vous faire vivre en vous payant des droits d'auteur, six fois plus de ce que vous touchez.

C'est dommage, parce que cela vous pose un gros problème, et je ne parle pas d'un problème éthique, juste d'un problème financier: à ces prix là, votre public qui vous aime ne risque pas d'acheter beaucoup de coffrets dans l'année!

En effet, le budget des ménages dédié aux loisirs et à la culture est déjà le plus gros poste de dépenses après le logement et la nourriture, et selon une étude récente publiée aux Etats-Unis les dépenses des ménages dans ces activités n'ont cessé d'augmenter depuis 1968, en progressant plus vite que les salaires: il est fort raisonnable de se demander si l'on n'a pas simplement réussi à vider les poches des citoyens au point qu'ils soient obligés de faire des choix entre aller au cinéma et télécharger la dernière sonnerie branchée.

Si ce seuil est atteint, et on peut bien commencer à y croire, cela veut dire que les revenus pour les artistes sont condamnés à plafonner (comme indiqué par une statistique publiée par le SNEP ) aux revenus tirés par la vente, en moyenne, de 6 albums, 6 singles et 4 DVD par an à chaque acheteur, ce qui revient à 14% de 1,4 milliards d'euros (le chiffre previsionnel pour 2005), i.e. 196 millions d'euros.

Rappelez-vous bien ce chiffre, parce qu'avec le mode de distribution traditionnel vous (je veux dire l'ensemble des artistes, et pas seulement français) ne toucherez pas un centime de plus de votre public.

Laissez-moi dire cela encore plus clairement: criminaliser la copie peut certainement changer la répartition du budget loisir des ménages entre les différents biens culturels, mais cela ne fera pas augmenter l'enveloppe globale depensée par les ménages.

Le public, privé de copie privée, se retrouvera alors culturellement plus pauvre, mais les artistes ne seront pas plus riches pour autant.

... DADVSI peut faire perdre au moins 43 millions d'euros par an aux artistes
Or, les mauvais conseillers qui vous entourent vous poussent à soutenir de votre poids le projet de loi DADVSI: ce projet de loi punit plus sévèrement celui qui utilise un logiciel libre pour lire un CD de musique rendu incompatible avec son lecteur par des astuces techniques douteuses que l'on appelle DRM, que ceux qui diffusent des vidéos pédophiles. Cela est fait dans le but de rendre impossible ou très risqué le contournement des instruments de contrôle de l'information mis en place par les géants du logiciel d'outre-atlantique, mais on vous fait croire que c'est en réalité pour protéger vos droits d'auteur.

Je suis certain qu'on s'est bien gardé de vous expliquer que ce projet de loi pose les bases de la destruction de la liberté individuelle dans la société de l'information, le contrôle de masse des usages culturels, la concentration monopolistique des multinationales du logiciel et du contenu, la criminalisation des individus, et l'entrave à cette recherche en informatique qui est primordiale pour que la France garde sa place dans le peloton de tête de l'économie numérique, pour ne pas parler de certains amendements scélerats arrivant même à proposer de détruire les logiciels libres qui sont au coeur de l'Internet.

J'imagine qu'on n'a pas jugé intéressant de vous signaler que ces DRM ne sont pas un cadeau du ciel, mais des outils techniques qui ont un coût (et les géants des logiciels s'en frottent déjà les mains), et ce coût viendra forcement en diminution de vos revenus: le public n'accepterait pas facilement d'acheter des CDs bridés à un prix plus élevé que celui des CDs d'antan.

Je crois qu'on a oublié aussi de vous signaler qu'une partie importante de vos revenus (à peu près un cinquième) vient aujourd'hui d'une redevance sur les supports vierges au titre de la copie privée (privée, cela inclut le droit de donner une copie de mon album préféré à qui bon me semble, tant que ce n'est pas à usage commercial). Savez-vous que si ces DRM venaient à être imposés par la loi DADVSI, votre public serait bien fondé à en demander la suppression? En effet, si un DRM empêche la copie, il n'y a plus copie privée, et sans copie privée, il ne peut y avoir de redevance sur la copie privée, quoi que puissent en dire les lobbystes dans les couloirs du palais.

Savez vous que cette redevance a rapporté en 2004 plus de __87 millions d'euros__? Savez vous que, sur cette redevance, la part des auteurs, artistes et interprétes est d'un peu plus de 50%? (2). Cela veut dire que, si le DADVSI passe, vous pouvez rester assuré de perdre _au moins 43 millions d'euros_ par an (3), (un cinquième des revenus des auteurs, artistes et interprétes), du simple fait de la mise en place des DRM.

Donc, au fait, ce texte DADVSI que vous soutenez ne fera rien d'autre que maintenir l'ancien système de distribution, avec les artistes réduits à voir seulement 14% de ce que leur public débourse, et de plus, condamnés à perdre sûrement 43 millions d'euros par an contre la vague promesse de meilleurs revenus (4) grâce à l'empêchement des copies privées.

... alors que la licence globale leur en rapporte presque 200 ! ...
Par contre, la licence globale sur Internet permettrait au public de réaliser son souhait d'entendre pendant l'année bien plus de 6 album, 6 singles et 4 DVD musicaux, sans vous obliger à trouver un moyen d'augmenter le salaire moyen des ménages. Avec 9 millions de foyers connectés à Internet, et avec un prix de 4 euros par mois, que les internautes sont prêts à payer si on arrête de les criminaliser et on leur laisse la liberté culturelle qui vient avec les échanges de pair à pair, cela rapporterait 432 millions d'euros, dont 216 millions directement aux artistes. Et cela ne ferait qu'augmenter avec la multiplication des abonnements internet haut-débit (5).

Si vous ajoutez la redevance pour copie privée, cela fait 216+43 = 259 millions reversés aux artistes, donc bien plus de tout ce que les artistes gagnent avec le système traditionnel.

Est-ce que vous voyez ce que ce chiffre signifie?

Cela signifie que, loin de mettre les artistes aux chômage, la licence globale sur Internet est capable de leur garantir un revenu de substitution plus important que celui obtenu aujourd'hui au bout de longues et exténuantes négociations avec les maisons d'édition.

En d'autre termes, même si tous les internautes qui payent la licence globale arrêtaient complètement d'acheter des CDs et des DVDs, les artistes non seulement ne perdraient rien, mais auraient un bénéfice financier supplémentaire significatif.

Cependant, toutes les études, dont la plus récente date d'il y a seulement quelques semaines, montrent qu'en réalité les plus gros copieurs de musique en ligne sont aussi ... les plus gros acheteurs de CD et DVD!

Donc il se peut bien que la licence globale ne vienne pas en substitution, mais en complément des revenus traditionnels des artistes.

Ça veut dire que, au contraire des DRM qui risquent fort de vous faire perdre au moins 43 millions par an de redevance pour la copie privée, la licence globale sur internet pourrait carrément doubler vos revenus dans les prochaînes années, monsieur Mitchell...

Ne vous trompez pas d'ami.
Alors pourquoi la conspuer? pourquoi insulter les députés qui, en un sublime instant de lucidité, ont su dépasser les clivages partisans pour proposer un système qui va dans l'intérêt de tous?

Vous avez maintenant la possibilité de cueillir le fruit de la révolution numérique, en respectant un public qui risque de ne pas aimer qu'on le criminalise injustement, et en préservant les libertés individuelles qui seraient mises à mal par les DRM (6).

Bien sûr, les maisons d'éditions, qui vous ont fait croire pendant longtemps être vos amies, vont perdre de l'argent au passage, mais vous, les artistes, vous allez en gagner beaucoup.

Or, je sais bien qu'en ce bas monde il y a plein de gens à l'esprit borné qui sont prêts à piétiner les droits des autres si cela leur rapporte, mais dans votre cas, et celui des autres artistes signataires de ce texte qui s'oppose à la licence globale, cela serait une des rares occasions où j'aurais vu quelq'un qui en fait des mains et des pieds pour y être de sa poche.

Alors, s'il vous plaît, Monsieur Mitchell, prenez le temps de réfléchir à vos intérêts, et vous verrez que le public est votre ami, et que la licence globale est le plus beau cadeau qu'il pourrait vous faire.

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Message le Jeu 9 Mar 2006 - 19:05  Sandra

Tu peux publier un article dans actualité sur ce sujet puis éventuellement le relayer dans débat sur l'actualité.

Pour que ton sujet reste visible, le relancer de temps en temps est nécessaire.

dwarf

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 11:16  tell

Tiens c'est marrant. Je suis également favorable à un système de licence global... mais pour une raison radicalement différente:

- Les droits d'auteur et les droits de reproduction (dérivés des premiers) sont des droits subjectifs absolus (opposables à quiconque) qui ne sont pas à la libre disposition de la collectivité et ne font pas partie du domaine public mais incorporent un bien patrimonial (vendable, donnable, héritable...) dont le titulaire (originaire: l'artiste, ou dérivé: son successeur tq maison d'édition) peut disposer, publier ou ne pas publier, vendre librement comme tout objet de propriété (sauf lorsqu'on se trouve dans un système communiste)...
- Les oeuvres d'art individuelles protégées par droit d'auteur n'entrent pas dans le système de survie de l'individu ou d'une société (on ne meurt pas si l'on n'a pas accès au dernier tube de Lori... même si on la kiffe à mort) qui justifierait une restriction voire une expropriation (par le biais d'une licence forcée, tq'une licence globale p.ex.)

Cependant, dans les faits, force est de constater que la société est actuellement incapable de contrôler efficacement les échanges internet de fichiers protégés par le DdA. En attendant une telle possibilité (à supposer qu'elle devienne possible), il convient à mon avis de rémunérer d'une façon ou d'une autre, même imparfaite à défaut de mieux, l'artiste ou son ayant cause ou son successeur en droit, afin d'éviter un dépouillement économique total en plus du dépouillement des prérogatives de propriétaire par la réalité des faits.

Néamoins, si dans leur majorité les dépouillés préfèrent conserver le système actuel dans lesquel ils sont, non seulement dépouillés de leurs droits de propriétaires, mais également de leurs intérêts économiques, qu'à cela ne tienne, on n'aurait qu'à continuer avec le système actuel, à mon avis hautement insatisfaisant pour eux.

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 12:47  Sandra

@Tell a écrit: ... (sauf lorsqu'on se trouve dans un système communiste) ...
Dans un système communiste, la législature sur les droits de propriété diffère mais, s'il existe une propriété, c'est une propriété.

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 12:57  tell

communisme = mise en commun et gestion en main commune (socialiste vient du latin "socio" = mise en commun des biens, tenir en main commune les biens: la société n'a plus qu'une seule main qui maîtrise l'ensemble des biens). Dans un véritable système communiste, il y a confusion de l'ensemble des biens de la société et une prétention exclusivement collective sur le tout. La notion de propriété (individuelle) n'a aucun sens dans un système communiste, par essence même.

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 13:21  Sandra

Le communisme concerne principalement les moyens de production.
De plus, une planification économique n'implique pas nécessairement une possession par une collectivité.

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 14:12  tell

Ca m'intéresserait de comprendre ce que tu entends par "communisme".

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 14:16  tell

@Sandra a écrit:une planification économique n'implique pas nécessairement une possession par une collectivité.
Là aussi, ça m'intéresserait de comprendre comment une collectivité peut planifier la production, donc l'usage des moyens de production pour attiendre la production planifiée, sans les maîtriser au moins médiatement (possession).

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Message le Ven 10 Mar 2006 - 16:16  Sandra

Concernant une activité de production, une planification consiste en un ou plusieurs impératifs vis à vis de la nature des objectifs de production.

Une norme est la forme minimale de planification.
Tel produit électrique devra possèder une masse ou une prise à la terre.

Un impératif en volume de production est une autre forme.
De même, un impératif en qualité de production.
De même, un impératif en nature de production.
... Etc.

Une planification peut être indicative ou contraignante, partielle (tel pourcentage de la production) ou totale, différentielle par secteur, par activité, par statut de l'entreprise etc, ou homogène, selon des périodes courtes ou longues, modifiée ou non durant sa réalisation ... Etc.

La politique agricole commune de l'Union Européenne impliquait encore récemment des quota de production, notamment pour le lait.
Les agriculteurs demeuraient propriétaires s'ils l'étaient auparavant l'application de cette planification.



De nombreux courants se réclament du communisme.

Néanmoins, substituer une économie de marché par une économie socialiste ne concerne en tant que tel que les moyens et objectifs de production.

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Message le Sam 11 Mar 2006 - 0:43  tell

Han!........ Embarassed

Je crois que t'es à niveau pour l'ENA... cat

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Message le Mer 15 Mar 2006 - 17:43  Thomas

@tell a écrit:Tiens c'est marrant. Je suis également favorable à un système de licence global... mais pour une raison radicalement différente:

Si j'ai bien suivit, nos raisons ne sont pas si éloignées que ça. Historiquement, les droits d'auteurs ont été fondé sur la lutte contre la spoliation des artistes par les difuseurs, et au détriment du public.
L'amendement Vivendi universal à la loi DAVIDSI est dans ce registre de la spoliation.

Je crois que pour le coup, nous sommes à peu de chose près sur la même longueure d'onde.

Ca fait tout bizar. mort de rire

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Message le Ven 7 Avr 2006 - 19:45  Capitaine Harlock

il est évident que ce problème de droits d'auteur nous démontre les abus de la propriété comme c'est le cas dans un domaine plus grave celui des brevets.

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Message le Sam 8 Avr 2006 - 12:20  coeur-nucleaire

quesque j'ai pu guele pour cette loi Wink pétition signé depuis lontemp.

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Message le Sam 8 Avr 2006 - 13:39  Sandra

Le temps entre chaque clic du double clic a été breveté par microsoft.

A quand un brevet sur le nombre de pixels par ligne ?

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Message le Sam 8 Avr 2006 - 21:01  tell

@Capitaine Harlock a écrit:les abus de la propriété comme c'est le cas dans un domaine plus grave celui des brevets.
Tu peux développer?

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Message le Sam 8 Avr 2006 - 23:34  Capitaine Harlock

la propriété intellectuelle est un exemple flagrant de cet abus du droit de propriété surtout quand par exemple les droits sont vendus à des tierces personnes. Les brevets empêchent toute recherche car lils se sont multipliés de façon exponentielle et les chercheurs ne peuvent plus accéder à certains gènes par exemple. La multiplication des brevets constitue un fein à la science conséquent voir cet article http://www.alternatives-economiques.fr/site/229_005.html

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 1:25  tell

@Capitaine Harlock a écrit: la propriété intellectuelle est un exemple flagrant de cet abus du droit de propriété surtout quand par exemple les droits sont vendus à des tierces personnes.
Je ne comprends pas. Tu peux expliquer?

@Capitaine Harlock a écrit:Les brevets empêchent toute recherche car lils se sont multipliés de façon exponentielle et les chercheurs ne peuvent plus accéder à certains gènes par exemple [désinformation: le privilège du chercheur est toujours garanti!]. La multiplication des brevets constitue un fein à la science conséquent voir cet article http://www.alternatives-economiques.fr/site/229_005.html [cet article est une idiotie]
Iédologie sans fondement dans le monde réel.

La réalité est que sans protection du résultat de la recherche, plus personne n'investit dans la recherche. Les pays les plus prolifiques au niveau de la R&D (USA en tête) sont les pays les plus favorables aux brevets. Les pays qui se sont écroulés/qui s'écroulent sur le plan de la R&D sont les pays anti-brevets (pays communistes en tête, morts ou mourants) qui ne trouvent pas d'investisseur pour la R&D.

L'INNOVATION, UN NOUVEL ESPRIT D'ENTREPRISE DANS LA RECHERCHE...

Par ailleurs, une campagne de sensibilisation systématique au dépôt et à la gestion de brevets est lancée dans chaque établissement de recherche publique. Des mesures financières, sous forme de prime, sont également mises en place pour inciter les chercheurs à déposer des brevets de qualité. Leur intéressement aux revenus du brevet est aussi élargi.
Les jeunes étudiants sont sensibiliés dans les écoles, les lycées, l'enseignement supérieur à l'esprit d'entreprendre, en partenariat avec le ministère de l'Education natinale. De nombreuses conventions existent pour faciliter les échanges entre universités et entreprises. Leurs moyens sont augmentés, comme par exemple ceux des Conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE) ou ceux des stages d'initiation à la vie de l'entreprise par les doctorants.
http://www.recherche.gouv.fr/innovation/index.htm

Les investissements pour la recherche et le développement en biotechnologie sont très importants et risqués, car on ne peut pas prévoir si la recherche conduira un jour à un résultat commercialisable. En même temps, les résultats de la recherche sont relativement faciles à imiter. La protection du brevet garantit que des tiers ne puissent pas commercialiser l’invention sans participer aux frais de recherche et de développement. Mais le brevet a un prix, qui est la divulgation totale de l’invention. L’invention brevetée peut être utilisée ultérieurement par des tiers à des fins de recherche, comme le garantit le privilège du chercheur. «Ce n’est que si le développement ultérieur conduit à une invention qui interfère avec l’invention d’origine que le titulaire du brevet d’origine peut faire valoir ses droits, explique Felix Addor. Celui-ci ne peut certes pas empêcher la commercialisation de la nouvelle invention, le titulaire du nouveau brevet pouvant demander une licence obligatoire, mais il peut se faire payer sa part à la prestation de recherche.» Le brevet a fait ses preuves depuis des décennies comme moyen de stimuler la recherche et le progrès technique. Car le mécanisme du brevet crée d’une part une incitation à investir dans la recherche, et garantit d’autre part la divulgation des résultats. Comme le rappelle Felix Addor, il revient aux instances compétentes en matière de brevets de veiller à ce que la recherche ne soit pas entravée par l’utilisation abusive d’un brevet.
http://www.swiss-science.org/_technologietransfer/html_f/ttf_12.htm

Constituant une récompense et une incitation pour la recherche et le développement dans tous les domaines techniques, les brevets stimulent l'innovation et contribuent à la multiplication et à la diffusion des connaissances. Ils sont la preuve de la capacité innovatrice d’une entreprise et peuvent être utilisés de manière ciblée sur des marchés âprement disputés.

http://www.ip4all.ch/F/patent/p10.shtm

Valorisation de la recherche : brevets et licences
La valorisation au sens classique du terme consiste à breveter les résultats de recherche, ou à protéger les logiciels par le droit d’auteur, et à les faire exploiter sous licences par des entreprises ou, encore, à consentir des cessions de savoir-faire.

L’application et la valorisation des résultats des recherches menées dans les laboratoires du CNRS font partie des missions prioritaires de l’établissement.
http://hydre.auteuil.cnrs-dir.fr/dae/page/mixte/presentp.htm#valorisation

On peut continuer. (faire une recherche google: "brevets" + "incitation" + "recherche")

Ceux qui s'y connaissent en R&D disent quasiment tous la même chose: il faut reconnaître le plus largement possible les droits de propriété sur les inventions afin de promouvoir la R&D par la protection des résultats de l'investissements. Personne n'investit, s'il ne peut protéger son investissement. Plus on protège l'investissement et plus on incite les gens à investir. Laissons aux communistes la faillite du communisme, et ne répétons pas leurs erreurs.

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 15:11  Capitaine Harlock

édologie sans fondement dans le monde réel.

l'argument de la mort
riant

Laissons aux communistes la faillite du communisme, et ne répétons pas leurs erreurs.

quel rapport avec le communisme ? limiter l'abus des brevets c'est être forcément communiste ? les faits sont la la recherche est menacée à moyent terme par l'inflation de brevets. Libre à toi de le nier mais ne nous ressort par une vieille rengaine antiicommuniste qui est hors propos. Deplus tu sembles confondre investissement et progrès de la science, ce qui n'est pas forcément lié tous les scientifiques te le diront. Cf le téléthon, on croit qu'en donnant des millions ça va aller plus vite. C'est une délirante utopie (avec cette croyance en l'argent qui résout tout)[/quote]

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 16:18  tell

Personne n'investit de sa poche s'il ne peut protéger son investissement.

quel rapport avec le communisme

La collectivisation forcée "je prends le produit de ton investissement que tu sois d'accord ou non" est une pratique communiste qui a mené à l'échec prtt où elle a été tentée.

Deplus tu sembles confondre investissement et progrès de la science, ce qui n'est pas forcément lié
Dans la vraie vie (cf. US), ça l'est globalement.

tous les scientifiques te le diront

Cite moi tes références de personnes de la R&D qui s'occupent de trouver les financements de la R&D (tu dois en avoir des tas vu que "tous les scientifiques" me le diront, d'après ce que tu prétends.)

Cf le téléthon
Il s'agit de donation et non d'investissement. Ca n'a donc rien à voir.



T'as le droit de répondre aux questions que j'ai posées, en présentant tes "faits" dont tu te gargarises:
les faits sont la la recherche est menacée à moyent terme par l'inflation de brevets
Affirmation gratuite. J'attends une explication (notamment que tu présentes les "faits".) T'as également le droit de prendre position sur les articles que j'ai posté (émanent notamment d'organismes publics).


la propriété intellectuelle est un exemple flagrant de cet abus du droit de propriété surtout quand par exemple les droits sont vendus à des tierces personnes.
J'attends toujours une explication car:
limiter l'abus des brevets c'est être forcément communiste
n'est pas une explication.




T'as déjà vu un brevet de ta vie?

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 17:22  Sandra

Si les investissements sont publiques la question de l'attractivité vis à vis d'investisseurs privés ne se pose pas.

Je ne suis de toute manière pas favorable à une nationalisation totale de l'économie.

http://www.korea-is-one.org/article.php3?id_article=1695
Quoi qu'il en soit, la réalité est que la Corée Du Nord attire les investisseurs.

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 17:39  tell

@Sandra a écrit:Si les investissements sont publiques la question de l'attractivité vis à vis d'investisseurs privés ne se pose pas.
Les Soviets y avaient déjà pensé. On ne peut pas dire que ce fut une réussite.

@Sandra a écrit:http://www.korea-is-one.org/article.php3?id_article=1695
Quoi qu'il en soit, la réalité est que la Corée Du Nord attire les investisseurs.
On parle de R&D... ;-)

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 17:45  Sandra

L'acquisition d'une technologie nucléaire très avancée par la Corée Du Nord concerne pleinement les capacité de recherche et de développement.

Quant à l'URSS, elle a perdu la guerre froide.
Les républiques n'ont pas supplanté les monarchies facilement. A chaque phase de l'évolution correspondant au sens de l'histoire, la lutte reste difficile.

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 17:49  tell

@Sandra a écrit: L'acquisition d'une technologie nucléaire très avancée par la Corée Du Nord concerne pleinement les capacité de recherche et de développement.
C'est la CdN qui fait de la R&D qd ils achètent une usine clé en main? D'ailleurs le nucléaire fait rarement partie du secteur privé, question de sécurité publique et de défense.

@Sandra a écrit:Quant à l'URSS, elle a perdu la guerre froide.
Pourquoi à ton avis? Parce que le progrès et son financement (la prospérité) étaient particulièrement élevés en comparaison internationale?

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Message le Dim 9 Avr 2006 - 18:51  Sandra

La Corée du Nord possède des échanges commerciaux restreints avec les pays capitalistes. Ses installations nucléaires ne furent pas achetées à l'étranger. Elle les a fondé et continue de les développer grâce à ses propres ressources.
Et même si elle importe c'est parce qu'elle dispose des moyens de la faire.



En 1945, l'URSS était très en retard sur les USA concernant le développement économique. Elle ne put rattrapper son retard malgré ses efforts.
Le nombre de soldats soviétiques morts durant la seconde guerre mondiale furent 40 fois plus nombreux que ceux des USA et de GB réunis.

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