Objectifs et moyens de la sauvegarde écologique

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15042007

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Objectifs et moyens de la sauvegarde écologique







L’environnement va mal, va très mal, de part les activités humaines, de part notre arrogante organisation socio-économique qui ne réagit qu’en voulant s’imposer plus encore fustigeant les modèles fournissant nombres de solutions alternatives.

Les déchets s’accumulent, les ressources se tarissent, toutes sortes de pollutions détériorent tant les espaces naturels que nos habitats urbains, notre hyperconsommation énergétique conduit à la surchauffe de l’ensemble tout en assurant l’épuisement des énergies dont notre forme d’économie permet efficacement l’usage et, ceux qui ne comprennent pas la nécessité vertueuse d’un accroissement de la production économique dans le cadre des mécanismes du capitalisme sont au mieux de médiocres politiciens et au pire de nuisibles activistes.

L’on peut estimer pertinent de critiquer sévèrement cet unilatéralisme.
L’on peut se prononcer en faveur d’une combinaison de changements radicaux.
Une décroissance économique peut avec raison se trouver considérée comme objectif phare de ce projet d’alternative. Les conséquences néfastes de l’activité économique doivent être minimisées en produisant moins et mieux. Une organisation socio-économique différente en fournira les moyens. Les applications de sauvegarde environnementale se concrétiseront ainsi par le choix de modèle alternatif.
L’objectif de écologie étant clairement posé, la nature des moyens est cruciale.

Une économie de marché se porte plus ou moins bien selon divers facteurs dont la conjoncture. Des crises peuvent se produire ainsi que des relances. La récession peut s’avérer sérieuse puis la croissance de nouveau existante en assure la sortie de manière d’autant plus efficace que cette croissance s’avère soutenue. La version libérale de l’économie de marché s’affirme comme meilleure solution pour garantir l’éloignement de la récession.
L’état de fonctionnement de notre modèle socio-économique est inextricablement lié à la croissance.

Les moyens des objectifs de l’écologie impliquent nécessairement une décroissance.
L’on peut donc estimer pertinent aussi de vouloir une économie autre que du type reposant sur la croissance.
Et, l’on peut aussi donc se prononcer, sans a priori de réserve, pour une régulation active de l’activité économique.
Le projet de décroissance économique nécessite des impératifs d’organisation, nécessite les moyens de sa concrétisation : Il n’y a pas à être frileux d’en prôner la mise en œuvre concrète. Une synergie constructive mérite de manière pressante de se réaliser entre objectifs écologiques et moyens régulateurs.
Une planification modérée, réfléchie, évidemment couplée à la démocratie, et ambitieuse constitue ces objectifs. En intégrant l’économie dans le champ de la démocratie et ainsi dans le domaine de compétence régalien de l’action politique, existe alors une efficacité à permettre la décroissance voulue et, de là, à produire en résorbant les problèmes écologiques.

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Sandra
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Message le Mer 25 Avr 2007 - 13:41  ultima

En fait j'ai l'impression que ceux qui se disent écologique, pointent constament du doigt tout ce qui va mal, sans voir les formidables avancées qui ont déja été faites, et qui se mettent en place progressivement.
D'autant plus, que la plupart sont loin de montrer l'exemple...

Sans doute qu'aux yeux de beaucoup les choses avancent trop lentement, mais a moins d'une révolution et instaurer une semi dictature pour faire bouger les choses rapidement, il faut laisser le temps aux choses, aux coportement d'évoluer.

Peut etre aussi qu'il serait bon qu'il y ait un peu plus de volonté politique, parce qu'actuellement les pseudo ministères de l'écologie ne sont que des ministères délégués (dépendant de celui de l'agriculture), qui n'ont pas de pouvoir et sont la pour faire jolie. (en meme temps, est ce qu'un ministère de l'écologie est vraiment utile?)

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Message le Mer 25 Avr 2007 - 14:29  Sandra

Selon le modèle de l'économie libérale, l'état doit le moins intervenir possible. Ses prérogatives et ses budgets s'en trouvent restreints au minimum. Ainsi, les pouvoirs régaliens se recentrent sur la justice, la police et la défense.

La volonté politique risque de fort peu se concrétiser dans la représentation électorale puisque la rupture vers le libéralisme économique s'avère assuré.
La démocratie sans pouvoir c'est l'absence de pouvoir démocratique.

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Message le Lun 29 Oct 2007 - 21:26  Sandra

Les activités humaines de production génèrent aujourd’hui plus que jamais de très nombreux problèmes écologiques. Les milieux naturels, ruraux et urbains sont pollués ; les espèces animales et végétales disparaissent à un rythme accru ; les déchets radioactifs s’accumulent ; le réchauffement climatique continue de s’accentuer … La nature de notre économie nécessite d’être radicalement changée.



Les rejets de gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique, résultent de l’utilisation des énergies fossiles, notamment celles issues du pétrole, du gaz naturel et du charbon. Or la consommation d’énergie est en pratique étroitement liée à la croissance économique. C'est-à-dire que concrètement la croissance économique génère le réchauffement climatique. Une décroissance économique s’avère indispensable.



Une croissance économique peut être quantitative ou qualitative. Si le nombre de véhicules vendus augmente, la croissance économique résultant de cette extension de production est quantitative. Si le rendement des moteurs des véhicules vendus s’améliore de sorte de moins consommer de carburant, la croissance économique résultant de cette production de nouveaux modèles est qualitative. Produire davantage entraîne une croissance quantitative et produire mieux une croissance qualitative.

Dans une région donnée, la croissance de l’économie est la somme des croissances de chaque secteur d’activité de cette région, la croissance d’un secteur étant elle-même la somme des croissances des entreprises de ce secteur. Une décroissance de certaines productions et une croissance d’autres productions peuvent aboutir à une même croissance globale. Les productions diffèrent pour une même croissance : il s’agit d’une croissance différentielle. En favorisant les croissances qualitatives par rapport aux croissances quantitatives, la croissance globale devient plus qualitative et moins quantitative. Une même croissance globale nécessite ainsi une moindre augmentation de la consommation d’énergie par l’économie : les rejets de gaz à effet de serre augmentent moins et le réchauffement climatique s’accentue moins.

Les rejets de gaz à effet de serre ne doivent pas simplement se stabiliser. Ils doivent très fortement diminuer. Les rendements des moteurs et des machines ne peuvent être optimisés que jusqu’à un certain point. La suppression des gaspillages énergétiques n’est réalisable que dans les limites possibles. De manière générale, la minimisation de la consommation énergétique indispensable à la production se heurtera toujours à un seuil planché. Optimiser le caractère qualitatif de la croissance s’avère nécessaire mais reste largement insuffisant. Une décroissance globale est indispensable. Certains secteurs d’activités comme la recherche et le développement nécessitent néanmoins de croître. Ainsi, les activités humaines de production doivent suivre une décroissance différentielle.



La gouvernance actuelle s’oppose au choix d’une décroissance et est carrément réfractaire à celui d’une planification de l’économie. Néanmoins, les actuels dirigeants affirment, dans le cadre de ces oppositions et dans le cadre d’une économie assurant un « marché où la concurrence est libre et non faussée », mettre en œuvre les dispositions adéquates pour résoudre les problèmes écologiques dont celui du réchauffement climatique.

Dans une économie de marché, les jeux d’offres et de demandes déterminent les prix, les volumes des échanges financiers, les flux de matières premières, les hauteurs des ventes, les quantités des productions et les quantités d’énergie utilisées. Une économie de marché soit croît soit est en récession. J’estime qu’une décroissance économique est incontournable pour résoudre les problèmes écologiques et que seule une planification de l’économie peut permettre une décroissance économique.

Les partisans du libéralisme économique, actuellement au pouvoir, détiennent une très lourde responsabilité. Ils bénéficient de tous les moyens d’action disponibles. Echouer à résoudre les problèmes écologiques et plus particulièrement celui du réchauffement climatique ne serait pas acceptable. La gouvernance actuelle a une obligation de réussite.

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Message le Ven 27 Nov 2009 - 18:32  Luc

Lorsque l'on a des objectifs, la mise en oeuvre des moyens leur correspondant s'impose. La résolution des problèmes écologiques est pressante. Les objectifs écologiques étant contraignants, leurs moyens sont d'autant plus impératifs.

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